- Vous êtes bien naïf.
- Tu es bien crédule.



« Le pardon existe-t-il dans ta religion ? »


« Antoine ne se sentait pas l’âme d’un voleur, il n’avait pas assez de légèreté pour ça, aussi il prélevait seulement ce dont il avait besoin : une noisette de shampoing pressée discrètement dans une petite boîte à bonbons (…) ; prélevant sa dîme, il picorait ainsi quotidiennement dans les grands magasins et les supermarchés. De même, n’ayant pas assez d’argent pour acheter tous les livres qu’il désirait, et ayant observé l’acuité des vigiles et la sensibilité des portiques de sécurité de la FNAC, il volait les livres page après page et les reconstituait ensuite à l’abri dans son appartement comme un éditeur clandestin. »Antoine va alors devenir un « connard », un « grippe-sou, égoïste, sans autre souci que l’argent, sans autre tourment et grande question existentielle que la façon d’en gagner le plus possible. » Et prendre de l’Heurozac ! Bien sûr, cette facile opposition bonheur véritable/bonheur dû à l’argent tourne un peu à la caricature avec cet épisode où Antoine travaille pour Raphaël, un ancien camarade qui a créé une société de courtage. Antoine s’embourbe dans le capitalisme, d’où une réflexion sur le sexe et sa libération, qui n’est pas sans rappeler Extension du domaine de la lutte de Michel Houellebecq.